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Modifier
le rapport à l'écrit
Les actions
de lutte contre l'illettrisme souffrent d'un manque d'efficacité sur le
moyen et le long terme. Trop souvent, force est de constater les
difficultés que rencontrent les jeunes pour transférer, dans leurs
pratiques quotidiennes, ce qu'ils apprennent. Cet échec peut avoir
plusieurs causes : soit la formation n'a pas pris en compte la nécessité
de ce transfert, soit les habitudes installées sont plus fortes, et seule
une action en contexte, au plus près du quotidien de l'apprenant, peut
faire bouger l'habitus. Il s'agit donc d'envisager avec la personne
concernée, sur le long terme, l'évolution de son savoir lire / écrire.
Le tutorat s'applique à influencer les pratiques culturelles qui
dépassent et enrichissent le cadre professionnel ou le cadre éducatif.
Le rôle du
tuteur est de faire comprendre l'utilité de l'écrit, de la lecture et
des mathématiques, et cela dans leurs multiples dimensions. Un nouveau
type de relation à l'écrit doit s'installer grâce au tutorat. Il s'agit
de banaliser la lecture et l'écriture, de faire passer des idées, des
connaissances et de déclencher des prises de conscience sans pour autant
être dans une relation enseignant / élève. L'attitude du tuteur dans le
processus d'apprentissage et dans l'accompagnement se veut différente :
le tuteur n'est pas là pour transmettre des savoirs, mais pour mettre les
jeunes en relation avec les savoirs, dont ils se saisissent.
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